Récemment, j'ai revu Hannah et ses soeurs. L'histoire de Mickey, producteur d'émissions de radio déprimé ... qui hésite entre sa femme et les soeurs de cette dernière; tout en s'interrogeant sur la présence de Dieu m'a bien fait rire. Ma scène préférée, que j'aime voir et revoir (je ne l'ai pas trouvée en français), parlera à tous les hypocondriaques de la terre. Regardez-la et dites-moi si vous aussi cela ne vous est pas arrivé de ressortir dépité, déprimé, dégoûté, ratatiné de chez un médecin qui vous prescrit un examen complémentaire. On se dit aussitôt : "il a une idée derrière la tête mais n'ose pas en parler car il me sent vulnérable, incapable d'assumer une mauvaise nouvelle. C'est la cata. Je vais y passer et bla ba. " On se voit déjà un pied dans la tombe, non ? Bon, souvenez-vous, Mickey n'a pas de tumeur et en plus, sa femme attend un enfant alors que les médecins l'avaient pensé stérile. Allez, viva la vie et tchin tchin Santé !
Rédigé à 22:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
ça vous fait ça vous aussi de temps en temps ... un mal de tête fulgurant qui arrive sans crier gare ?
Le truc qui vous terrasse sur place ou que vous pensez qu’il va vous faire crever d’un coup d’un seul où que vous soyez.
Bon, d’accord j’ai l’esprit mal tourné mais quand même une migraine pareille, ce n’est pas normal, si ?
La dernière fois, j’’étais dans le bus, chargée comme un âne, serrée comme une sardine. A ma droite, une femme très grosse qui me collait ; à ma gauche un gars qui sentait l'oignon et devant moi une vieille dame pincée qui avait refusé une place assise mais qui manquait de s’écrouler à chaque accélération ou coup de frein du bus.
Et d’un coup, vlan, la tête dans un étau, des petits papillons devant les yeux et l'assurance que je prends le teint du lait qui a tourné. La panique car je me voyais déjà écroulée par terre (le sol était crasseux), mes paquets répandus autour de moi et tous les gens qui me regardaient telle une bête curieuse. Je les entendais soupirer ces balots : ”elle est tombée ... oh la la la pauvre” ; “ elle n’avait pas l’air bien de toutes façons” ; “Mon Dieu, elle est morte, non ?” ... Bref, si cela m’arrivait, j’espère qu’ils préviendraient les secours, me sortiraient de ce satané bus et m’emmèneraient illico à l’hôpital pour une réanimation d’urgence, au lieu de faire des pronostics sur mon agonie et mes chances de survie ! Car, inutile de se leurrer, chaque minute compte dans ces cas extrêmes -une rupture d’anévrisme par exemple ... quelle horreur, le seul fait d’écrire ce mot me donne des vapeurs ! Oui, ce truc qui peut vous laisser comme un poireau en déconfiture pour le restant de vos jours, doit être pris très au sérieux.
Et tandis que je me faisais tout un cinéma, je pensais “no panique, il y a peut être un médecin parmi cette assemblée de passagers ...” Et me voilà à scruter le visage des uns et les autres en quête d’un bon vieux toubib au cou duquel j'aurais pu m’accrocher, le supplier de me sauver la vie ... Mais, j’ai eu beau m’appliquer, je n’ai vu personne qui ressemblait à un docteur. Bon, les apparences sont trompeuses, hein ?
La suite de mon histoire est banale comme tout : ma migraine m’a lâchée d’un coup et je suis sortie du bus sans encombres, toujours aussi chargée mais plus légère dans ma tête. Comme quoi, il ne faut pas paniquer pour un oui ou pour un non mais ça c’est plus facile à dire qu’à faire !
Rédigé à 09:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
J’ai ce qu’on appelle de la tachycardie ; autrement dit, de temps en temps, mon rythme cardiaque met le turbo. Et pour couronner le tout, cela se passe souvent au beau milieu de la nuit ... comme si ce n’était déjà pas assez angoissant d’avoir des palpitations en plein jour ! La dernière fois, il était 2H40 du matin quand je me suis réveillée, en sursaut, trempée de sueur ; mon coeur en pleine ascension de l’Himalaya. Vite, j’ai tâté et retâté mon pouls, paniquée par ce que je sentais sous mes doigts : 400 battements au lieu des 60 normaux ! A ce rythme, mon coeur peut lâcher, non ? Bon, j’ai tenté de me calmer en respirant : aspirer de l’oxygène en gonflant l’abdomen et rejeter à fond le gaz carbonique par la bouche. Aspirer, rejeter et me concentrer pour ne pas faire l’inverse. Avaler du gaz carbonique et m’empoisonner ou me boucher une artère ...c’est possible des trucs pareils ? Bon, dans le doute, je me suis lancée dans plusieurs séries de 10, désormais assise sur mon lit, mes tempes battant la mesure avec ma jugulaire frémissante. J’ai aussi essayé de pratiquer la méthode Coué en me sermonnant intérieurement : “No panique ; non, on ne va pas te retrouver agonisante au petit matin, tel un poisson suffocant hors de son bocal ...” Quoique, qui sait ce qui peut arriver en cas de tachycardie galopante. J’allais peut être faire un arrêt cardiaque ou une embolie pulmonaire à deux pas de mes proches sans que personne ne se doute du drame qui se jouait à côté d’eux. L’horreur ! Cette pensée n’a fait qu’accélérer mon pouls. Vite, me lever. J’ai entrepris de faire les 100 pas dans mon appartement plongé dans les ténèbres. Et mon pyjama trempé qui me faisait grelotter de froid. Manquait plus que je mette à claquer des dents et le tableau -pathétique- de la pauvre fille complètement givrée, tressautant de la racine des cheveux aux orteils, serait complet. Je me suis allongée. Relevée. Assise. Affalée à nouveau. Sur le ventre, sur le dos, non sur le côté, gauche. Bingo, la position latérale de sécurité ! Vers 4H du matin, j’ai fini par m’enrouler dans une couette et j’ai enfin glissé dans les bras de Morphée. Mon coeur avait repris son tempo normal. Jusqu’à la prochaine fois.
Rédigé à 09:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
Allez là, congés scolaires obligent je m’arrête un peu. “T’es malade ?” m’a demandé mon fils.
Ben non, justement, je traite mon stress avant qu'il ne m'indispose. Je pense, je rêve. Je respire fort par le nez, je souffle à fond par la bouche. Je m’assois " simplement et sans affaire " comme disent les maîtres zen. Je me retrouve. Bon, je n’ai pas dit que c’était simple de rester, posée, pendant des heures (d’accord, des minutes plutôt ... faut bien un début !) les yeux dans le vague et les bras ballants. Surtout, ma nature étant plutôt volcanique, je dois me faire violence pour imiter l'escargot en pleine méditation (lorsqu'il doit se taper l'ascension d'un muret, par exemple). Des fois que je m’ankylose la nuque ! Sûr que ce n'est pas facile de chasser ses idées noires : le boulot, les enfants, le chat ... avec ce lave-vaisselle qui déborde, ce linge sale qui s'entasse, l'aspi à passer ... Tant pis, j'ai dis "ouste les pensées toxiques !" Je choisis de voir la vie en quadri : le ciel bleu sans nuages, les fleurs banches du poirier, surtout, les joues roses de mon fils ... Devenir enfin zen le temps des vacances, ce sera toujours ça de pris pour des jours plus gris !
Rédigé à 12:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
La vérité sort de la bouche des enfants. Rien n'échappe à leur perspicacité ni à leur vivacité. Pas le moindre défaut, ni la plus petite tare physique ne passent inaperçus à leurs yeux perçants. Et pan, on se prend une réflexion dans les dents ! Après, soit, on file chez le docteur soit on se cache sous sa couette .. non sans avoir jeté un oeil son miroir. Miroir, mon beau miroir ... Florilège de perles entendues ça et là :
Au cours d’un repas familial, un garçon à un (vieux) tonton :
qu’est-ce qu’elles ont tes dents ?
- ben, rien pourquoi ?
- elles sont moches, on dirait qu’elles sont pourrites !
Dans le bus, une maman et sa fillette s’assoient en face d’une dame (très, très) âgée :
- elle est bizarre la dame ..
- tais-toi
- Non, parce que la dame, elle va bientôt mourir.
Au restaurant, la même mioche (la langue bien pendue, décidément)
- le Monsieur, en face, il a plus de rayures sur le visage que Coco (le bouledogue anglais d’amis).
Une soeur et son (gentil) petit frère :
- la soeur : chuis grosse, chuis grosse, j’en ai marre d’être si grosse .. est-ce que chuis grosse d’abord ?
- le frère : pas du tout. En fait, je trouve que t’es moyenne.
Une fillette, accompagnée de sa grand-mère, une dame très élégante, juste avant de sortir d’une boutique, s’exclame haut et fort :
- Mamy, elle a pété et maintenant elle s’en va !
Dans la rue, avec un bon copain (une quarantaine d’années à tout casser mais une calvitie très prononcée). Un jeune bambin se précipite vers mon ami et se jette dans ses bras, en hurlant : “papy, te revoilà !”
Dans le bus, une dame et son petit garçon coincés debout face à ue jeune adolescente couverte de boutons d’acné :
- qu’est-ce qu’elle a ?
- rien, chut, viens par là
- et maintenant elle est toute rouge, c’est moche !
Rédigé à 18:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
On ne se voit pas vieillir. Enfin, pas trop. Et puis qu'importe l'âge à côté de la maladie, la souffrance, la dégradation physique ? J'ai déjà prévenu mon entourage : "si je me transforme en pot de chambre, un coup de massue et hop, 6 pieds sous terre !
Bon, mais si vieillir ne m'empêche pas de dormir, j'apprécie moyennement qu'on me fasse remarquer mon âge. Comme ma fille, à qui je demandais, en sortant d'un cours de boxe, quelle était, d'après elle, la plus âgée, parmi mes copines de sac et qui m'a répondu :"ben, maman, c'est toi bien sûr !" Voyant ma mine déconfite, elle a ajouté, pour me faire plaisir je ne suis pas dupe, "mais t'es quand même vachement souple pour ton âge !". Double gloups.
Le pompon ce fut ce jour où je marchais d'un bon pas dans la rue. Une allure juvénile, sans doute qui trompa la jeune femme que je dépassais, puisqu'elle m'interpella :"mademoiselle, mademoiselle !" Je me retournais et lui fis face : "oui ?" Elle prit alors un air gêné et bafouilla :"oups, madame !" comme si elle avait fait la bourde de sa vie. Elle voulait savoir où j'avais trouvé le joli bibi que je portais sur la tête ce jour-là. Autant dire qu'elle le cherche encore car je ne lui ai évidemment pas donné la bonne adresse. Non mais, y'a pas écrit "sénile" non plus sur mon front !
Et, mon histoire n'a rien à voir avec celle de ma copine M : alors qu'elle admirait, par politesse, le joli physique d'un auteur de jeunesse , l'attachée de presse de ce dernier lui aurait rétorqué : "mais vous n'y pensez pas Madame, il n'à que 35 ans !" Non, sûr qu'elle ne pensait pas à ce qu'imaginait la Dame. N'est pas Demi Moore ou Sharon Stone, qui veut, mais après tout, pourquoi serait-on gênée d'avoir de tels fantasmes ... à nos ^âges" ?
Vieillir étant inéluctable, je vis en bonne harmonie avec mes rides et mes cheveux blancs . ça tombe bien je n'ai pas de cheveux blancs. Quant aux rides, je m'en moque ... "Oh, tu ne tiendras pas toujours le même discours" m'avait affirmé un jour d'un air entendu une (vieille) copine. Elle avait, j'en suis sûre, déjà succombé aux sirènes du Botox. La chirurgie esthétique ? Très peu pour moi ! Et si je faisais un arrêt cardiaque sur le billard ou, pire si je me retrouvais toute cabossée. Ratée. Rafistolée comme une vieille chaussette. Et tout ça pour quoi ? Me faire raboter le postérieur, remonter les seins ou combler les poches. Et ressembler pour le coup à une vieille peau ? Non merci.
Moi, je pense que l'âge, c'est dans la tête et il y a des jours où je me sens vraiment, mais alors vraiment très jeune, grâce à ma fontaine de jouvence, mes enfants ... mêmes ingrats ! Et vous, qu'en pensez-vous ?
PS ce n'est pas moi sur la photo, nan nan !
Rédigé à 07:16 | Lien permanent | Commentaires (0)
Alors que démarre la 16ème campagne Sidaction ce jour (elle se poursuivra jusqu'au 28 mars), je lisais ce matin des chiffres effarants sur cette maladie qui continue de tuer 1500 personnes chaque année notamment des personnes dépistées trop tard ! L'infection ferait encore entre 7000 et 8000 nouvelles contaminations par an. On estime entre 130.000 et 140.000 personnes séropositives en France et à 40.000 ceux qui ne sont pas au courant de leur maladie.
Et je les vois les regards en coin, lourds de sous-entendus, je les entends les commentaires de gens bien renseignés, bien intentionnés aussi, pas mes amis, je vous rassure. Le pire qui m’a été rapporté : “bah, c’est rien qu’une maladie de tafiolle !” Dans ces cas-là, mon poil se hérisse. Je suis toutes défenses dehors, prête à griffer et à mordre, transformée en loup. En louve. Car qui traite-t-on de la sorte ? Souvent des jeunes, déjà fragiles, sans défenses. Peut être mon enfant. Ou le votre. Derrière cette immonde expression, discriminatoire et insultante, il y a aussi le manque d’information. Qui sait par exemple que les hétérosexuels d’une quarantaine d’années font partie de la population à risque... au même titre que les homosexuels ? Et puis, il y a toutes ces questions liées à la maladie - Comment attrape-t-on le sida ? Où aller faire un test et quel test ? comment le virus attaque les défenses immunitaires ? ...- qui restent souvent sans réponse. Certes, il y a des cours d’éducation sexuelle à l’école, mais interrogez les jeunes et vous verrez que sur cette maladie, ils n’ont pas tout compris. Ou on leur a mal expliqué les choses. Quant aux parents, pas tous, mais la plupart, ils n’osent même pas prononcer le seul mot SIDA ...dès fois que la maladie leur saute sur le paletot ! Et ceux qui s’aventurent à parler de préservatif pensent avoir tout dit. Il est vrai que ce n’est facile à aborder comme question, le sexe, avec ses enfants. On verse soit dans le scientifique soit dans le gnangnan. Allez, mieux vaut offrir Titeuf et son zizi sexuel ! Le blondinet un peu crado, pas très fréquentable a les bons mots pour parler sexe et capote aux plus jeunes. Sinon, écoutez ensemble ce week-end tous ces grands spécialistes du SIDA, pour vous informer et prévenir les jeunes générations. Sûr que certains préjugés vont tomber, à commencer par celui-ci qu’on le veuille ou pas : Tout le monde peut attraper le SIDA. Tout le monde. Parce qu’on se croit immortel, invincible, on peut tous à un moment donné de sa vie prendre un risque ... et se retrouver séropositif.
En parler permet de prendre conscience que nous sommes tous concernés par ce maudit VIH. Cela ne me donnera pas la maladie (ni à vous lecteurs). Parole d'hypocondriaque !
Donnez pour la recherche en appelant le 110 ou en envoyant DON par sms (sms non surtaxé) au 33 000 dès aujourd'hui et jusqu'au 11 avril. Il est également possible de faire un don tout au long de l'année sur www.sidaction.org.
Rédigé à 16:03 | Lien permanent | Commentaires (2)
Voilà plus d'un mois que je n'avais pas écrit sur ce blog.
Rire des problèmes de santé, je n'y arrivais plus. Faire la maline avec mes palpitations, mes douleurs et mes humeurs, ce 'était pas facile. Pourquoi ? Parce que récemment, j'ai été confrontée à la maladie. La vraie. Avec tout son cortège d'horreurs, l'hôpital, son cadre à pleurer avec ses couloirs jaunes pisseux et son lino brillant, ses odeurs fortes, sa chaleur insupportable, les piqûres, les analyses et les médocs sur le chariot métallique, la froideur de la plupart des médecins, l'arrogance de certains pontes .. Et cette promiscuité qui vous rappelle à chaque instant qu'ici, c'est le domaine de l'impudeur, de la souffrance, de la mort.
Non, il ne s'agissait pas de ma personne mais cela m'a atteint dans mon coeur. Impossible de prendre du recul, de regarder la maladie par le petit bout de la lorgnette et de voir le côté léger des choses, c'est-à-dire de rire. Jaune, oui !
Et puis, je n'osais plus jouer les bouffons car ces derniers temps, je suivais le blog de MDA, alias Marie-Dominique Arrighi, journaliste à Libération : K, histoires de crabe. Journal d’une nouvelle aventure cancérologique» où elle racontait avec humour et sincérité son quotidien de femme malade. Sa façon de tenir le démon à distance. Un témoignage poignant et un acte de résistance, raconté sur le mode ludique. Plusieurs fois, j'ai voulu lui rendre hommage mais j'avais peur de paraître impudique. Quelle légitimité j'avais à lui dire que je la trouvais courageuse et intelligente, moi qui m'autorisais ces pieds de nez à la maladie, certes, pour mieux la rejeter mais quand même, n'allait-elle pas trouver que j'allais un peu loin ? Puis un jour, je me suis décidée et quand j'ai voulu lui écrire mon admiration, elle n'était plus là. Cela m'a fait un coup.
Aujourd'hui, j'ai repris du poil de la bête et je l'affirme haut et fort : fuck la maladie !
Rédigé à 07:18 | Lien permanent | Commentaires (1)
Il y a un truc chez moi qui ne tourne pas rond : j’ai le vertige. Passe dans la vie de tous les jours à Paris, quoique les ponts, je préfère les éviter quand je suis à pieds !, mais dès qu’on décide de visiter un endroit qui ne soit pas plat, l’enfer commence. Pour moi et pour les autres. Au Maroc, il y a plusieurs années, nous nous étions retrouvés en voiture sur une route de montagne, abandonnée on ne l’a que appris plus tard, sauf par les camions, qui l’empruntaient à toute vitesse alors qu’il était en principe impossible de doubler. Mais impossible n’est pas inscrit au Code de la Route Marocain ! « Le salaire de la peur » en direct. Et moi, accroupie sur le sol de la voiture hurlant comme une cinglée « mannnnnman, au secours ! » tout en suppliant mon mari de me laisser sur le bord de la route. Ce qu’il n’a pas osé faire mais y a fortement pensé vu que je lui ai explosé les tympans ce jour-là.
Plus tard, ce sont les routes du Vercors qui m’ont rendue malade. Au point que la propriétaire du gîte où nous étions hébergés, m’avait glissé, sur un ton mi-reproche mi-sermon le jour de notre départ (avancé pour cause de malaise) :« dommage madame mais je crois que vous n’avez pas apprécié notre belle région à sa juste valeur ». Quelle femme perspicace, qui avait noté mon insensibilité aux beautés naturelles de la montagne, ses précipices, ses ravins et ses canyons !
Une autre fois, je me suis carrément ridiculisée. J’avais emmené toute ma marmaille –enfants et neveux- dans un zoo. Tout allait bien jusqu’au moment où nous nous sommes retrouvés sur un pont de singe. Au début, j’ai pris sur moi mais, très vite, je n’ai plus pu avancer sur ce chemin-macramé branlant et suspendu au-dessus du sol. J’ai du m’accroupir par terre, le nez contre le sol, au beau milieu des autres visiteurs. Je ne pouvais plus faire un pas mais je ne voulais pas laisser non plus mes enfants seuls. Lorsqu’on a le vertige, on ne supporte pas de voir les autres se pencher dans le vide car on les imagine aussitôt à six pieds sous terre. J’ai donc imploré un Monsieur dans la foule : "Je vous en supplie sauvez mes enfants !" ...pendant que je redescendais sur les fesses, incapable de me soulever de plus de 10 centimètres ! J’ai essuyé les gros yeux de ma fille et même cette remarque pincée « non mais vraiment maman».
Enfin, la dernière fois que j’ai souffert du vertige, c’était dans une grotte en Ardèche. Quelle idée d’avoir accepté cette visite dans les entrailles de la terre ! Parce qu'en plus du vertige, je suis claustro. Plus nous descendions, plus je sentais mes tempes se serrer et mon pouls s’accélérer. Les parois de la grotte me semblaient de plus en plus étroites, la lumière blafarde et l’oxygène de plus en plus rare. C’est simple, je suffoquais. C’est la vue d’un petit escalier surplombant un précipice –qu’il fallait bien sur emprunter pour descendre encore plus profond- qui m’a décidé : j’ai pris mes jambes à mon cou et j’ai cavalé en sens inverse pour remonter vers la sortie. Après ce qui m’a semblé être une éternité, je me suis enfin retrouvée à l’air libre, saine et sauve mais agonisante et par terre. Encore ! Et là j’ai juré : on ne m’y reprendra jamais. Tant pis si les paysages sont plus beaux vus de haut, je ne me forcerai plus à faire des choses contre-nature...contre ma petite nature !
Rédigé à 20:04 | Lien permanent | Commentaires (1)
Quand j’ai le moral en berne et la forme au point mort, devinez mon secret pour remonter la pente ? Je craque pour du chocolat. Je croque dans une tablette, un macaron, un moelleux, un fondant, un rocher, une truffe ... Noir, bien sûr, pas au lait, beurk ! ni blanc, tout sauf du chocolat ! Le problème c’est que je ne mange pas qu’un seul petit morceau ... dommage pour mes fesses ! Non, quand cette envie vorace me prend, je suis capable d’engloutir une tablette entière, par exemple ! A la fin, je suis écoeurée par mon manque de volonté. Car le saviez-vous ? 100g de chocolat noir représente environ 500Kcalories., soit 1/4 des 2 000 Kcal quotidiens auxquels je peux prétendre vu ma taille, tout de même ! Le chocolat, c’est une sorte de meilleur ami, fidèle et réconfortant, qui m’apaise, me console, me cajole, me calme, tout en m’apportant de l’énergie.
“Ne vous en privez pas”, m’a conseillé un jour mon médecin, “si vous éprouvez ce désir irrésistible d’en consommer , c’est que votre organisme en a besoin”. Que n’avait-il pas dit là ? Depuis, je suis à la lettre ce précepte scientifique et à chaque accès de gloutonnerie cacaotée, je me rassure en ressassant les bienfaits du chocolat, en particulier sa richesse en théobromine, un stimulateur du système nerveux central et cardiaque ; en phénylethylanine, une sorte d’anti-dépresseur, en caféine, aux effets tonifiants, en sérotonine, un antistress et en magnesium, réputé pour préserver l’équilibre nerveux et musculaire. Tout ce qu’il me faut. Enfin, cerise sur le gâteau, le chocolat, aux dires des plus éminents spécialistes, échaufferait les esprits et les passions. Si, si, vous avez bien compris, le cacao posséderait des vertus aphrodisiaques. Divine nourriture, vous disais-je ! *
Allez, ma recette du bonheur, elle se mitonne dans le four de ma cuisine. C’est notre recette des fées à nous, notre “mou-mou choco” maison, dont voici la recette :
faites fondre une envolée de cacao-250g de chocolat noir avec 250g de beurre. Ajoutez un nuage de poudre magique-150g de sucre, 4 beaux oeufs de poule et 1 cuillerée à soupe de perlinpinpin-farine. Ensuite, enfournez durant une vingtaine de minutes non sans voir proféré pluseurs “abracadabra”. Enfin, sortez le gâteau du four quand il “tremblotte” encore un peu. Vous pouvez le déguster chaud nature ou froid, après quelques heures au réfrigérateur, avec une crème anglaise, par exemple.
* jeudi, je vais à l’inauguration du bien-nommé “musée gourmand du chocolat” (28 Bd Bonne Nouvelle - 75010 Paris), je vous en dirais sans doute davantage sur les vertus du chocolat.
Rédigé à 19:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
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