Allez là, congés scolaires obligent je m’arrête un peu. “T’es malade ?” m’a demandé mon fils.
Ben non, justement, je traite mon stress avant qu'il ne m'indispose. Je pense, je rêve. Je respire fort par le nez, je souffle à fond par la bouche. Je m’assois " simplement et sans affaire " comme disent les maîtres zen. Je me retrouve. Bon, je n’ai pas dit que c’était simple de rester, posée, pendant des heures (d’accord, des minutes plutôt ... faut bien un début !) les yeux dans le vague et les bras ballants. Surtout, ma nature étant plutôt volcanique, je dois me faire violence pour imiter l'escargot en pleine méditation (lorsqu'il doit se taper l'ascension d'un muret, par exemple). Des fois que je m’ankylose la nuque ! Sûr que ce n'est pas facile de chasser ses idées noires : le boulot, les enfants, le chat ... avec ce lave-vaisselle qui déborde, ce linge sale qui s'entasse, l'aspi à passer ... Tant pis, j'ai dis "ouste les pensées toxiques !" Je choisis de voir la vie en quadri : le ciel bleu sans nuages, les fleurs banches du poirier, surtout, les joues roses de mon fils ... Devenir enfin zen le temps des vacances, ce sera toujours ça de pris pour des jours plus gris !
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