ça vous fait ça vous aussi de temps en temps ... un mal de tête fulgurant qui arrive sans crier gare ?
Le truc qui vous terrasse sur place ou que vous pensez qu’il va vous faire crever d’un coup d’un seul où que vous soyez.
Bon, d’accord j’ai l’esprit mal tourné mais quand même une migraine pareille, ce n’est pas normal, si ?
La dernière fois, j’’étais dans le bus, chargée comme un âne, serrée comme une sardine. A ma droite, une femme très grosse qui me collait ; à ma gauche un gars qui sentait l'oignon et devant moi une vieille dame pincée qui avait refusé une place assise mais qui manquait de s’écrouler à chaque accélération ou coup de frein du bus.
Et d’un coup, vlan, la tête dans un étau, des petits papillons devant les yeux et l'assurance que je prends le teint du lait qui a tourné. La panique car je me voyais déjà écroulée par terre (le sol était crasseux), mes paquets répandus autour de moi et tous les gens qui me regardaient telle une bête curieuse. Je les entendais soupirer ces balots : ”elle est tombée ... oh la la la pauvre” ; “ elle n’avait pas l’air bien de toutes façons” ; “Mon Dieu, elle est morte, non ?” ... Bref, si cela m’arrivait, j’espère qu’ils préviendraient les secours, me sortiraient de ce satané bus et m’emmèneraient illico à l’hôpital pour une réanimation d’urgence, au lieu de faire des pronostics sur mon agonie et mes chances de survie ! Car, inutile de se leurrer, chaque minute compte dans ces cas extrêmes -une rupture d’anévrisme par exemple ... quelle horreur, le seul fait d’écrire ce mot me donne des vapeurs ! Oui, ce truc qui peut vous laisser comme un poireau en déconfiture pour le restant de vos jours, doit être pris très au sérieux.
Et tandis que je me faisais tout un cinéma, je pensais “no panique, il y a peut être un médecin parmi cette assemblée de passagers ...” Et me voilà à scruter le visage des uns et les autres en quête d’un bon vieux toubib au cou duquel j'aurais pu m’accrocher, le supplier de me sauver la vie ... Mais, j’ai eu beau m’appliquer, je n’ai vu personne qui ressemblait à un docteur. Bon, les apparences sont trompeuses, hein ?
La suite de mon histoire est banale comme tout : ma migraine m’a lâchée d’un coup et je suis sortie du bus sans encombres, toujours aussi chargée mais plus légère dans ma tête. Comme quoi, il ne faut pas paniquer pour un oui ou pour un non mais ça c’est plus facile à dire qu’à faire !
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